J’ai d’abord hésité sur le titre de cet article. En thérapie brève, hypnose, PNL, on définit un objectif de façon positive. Le titre aurait pu être: “agir enfin”, mais cela me paraissait trop vague. Et puis je croise tellement de procrastinateurs en souffrance, ce mal est tellement répandu qu’il m’a semblé utile et urgent de vous en parler, sans remettre à demain 😉

Ah…,la procrastination : remettre au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même, au bénéfice d’une action plus agréable -pas forcément urgente ni importante mais qui apporte une satisfaction immédiate et facile (plaisir=endorphines bien sûr)

C’est plus amusant de surfer ses chaines YT préférées, de se lancer dans un puzzle-game sur son smartphone ou encore de regarder la saison 7 de Game of thrones que de mettre à jour son CV, faire sa déclaration d’impôts ou encore se lancer à l’assaut d’un tas de repassage n’est-ce pas ? je ne vise personne en particulier bien sûr (encore que…) . A ce niveau, nous sommes tous des procrastinateurs

La procrastination n’a rien de dramatique en soi sauf quand elle devient une source de souffrance en générant stress, culpabilité, voire honte et sentiment d’échec quand elle va jusqu’à l’abandon de projets, et reconnaissons que ces sentiments n’ont rien de plaisant.

La procrastination vient de loin, souvent de l’enfance et comme toujours dans les troubles du comportement, les origines en sont diverses et controversées. Elle peut être liée à un excès de perfectionnisme, à de l’anxiété, à un manque de confiance en soi, à une mauvaise  perception du temps et toutes ces causes possibles génèrent de la peur : peur de mal faire, peur d’être jugé, peur de ne pas être à la hauteur, peur d’échouer.

Il ne s’agit pas de paresse, le procrastinateur peut aussi être un hyperactif qui se noie dans une multitude d’activités anodines qui lui serviront de justifications pour mieux se détourner de l’essentiel.

C’est un terrible cercle vicieux :, moins on agit et plus on culpabilise, plus l’angoisse est palpable, alors on cherche la consolation dans la distraction, et on reporte encore et on culpabilise…

Il faut rompre ce cercle vicieux et, grâce à un travail sur sa ligne du temps, se libérer enfin de la peur d’agir pour retrouver facilement et sereinement ses propres marges d’action.

“Rien n’est aussi fatiguant que de remettre perpétuellement une tâche inachevée.” – William James (psychologue américain né en 1842 et mort en 1910)